18 réponses simples à la propagande du duo Lamamra-Bedoui

Des internautes ont compilé les éléments contenus dans la lettre du président Abdelaziz Bouteflika et les éléments de réponse de réponse fournis par Noureddine Bedoui et Ramtane Lamamra.

Ils vous proposent des réponses simples pour démonter le discours du pouvoir.

A partager sans modération, ça peut constituer des éléments de langage pour toute déclaration et interview.

 

  1. Les Algériens ont dit qu’ils ne voulaient pas d’une présidentielle qui déboucherait sur un 5ème  mandat .

Bouteflika leur a dit : ok. J’annule le vote et je lance le 4ème mandat bis

  1. Bouteflika : je promets un gouvernement de compétences nationales.

Pourquoi découvrir les compétences nationales après avoir privilégié les incompétences nationales pendant 20 ans.

  1. Bouteflika veut une nouvelle constitution

Pourquoi faire ? Il a amendé la constitution trois fois mais au final, il a décidé de violer la constitution pour rester au pouvoir.

  1. Bouteflika promet une présidentielle à laquelle il ne serait pas candidat après une période de transition.

Vous pouviez l’organiser pour le 18 avril et ne pas être candidat. Pourquoi ne pas l’avoir fait ?

  1. Bouteflika : Je comprends tout particulièrement le message porté par les jeunes

Apparemment non. Le message, c’est un mot : partez

  1. Bouteflika : l’annulation de la présidentielle a été décidée pour répondre à la « demande pressante » des manifestants.

Non. La demande pressante des manifestants, c’était votre départ

  1. Bouteflika promet une nouvelle constitution.

Vous avez déjà fait trois constitutions. Bezzaf. Laisse l’Algérie faire une constitution. Une seule. On va se donner le temps. Ce sera la bonne.

  1. Bedoui : la confiance est essentielle

Vous avez raison. Nous n’avons aucune confiance en vous.

  1. Lamamra : nous, tous, nous n’avons pas assez fait pour les jeunes.

Non, c’est vous qui en êtes responsable, nous, on n’était au pouvoir, on n’a décidé de rien.

  1. Bedoui : les marches sont légales, elles sont dans la constitution.

Faux. Vous étiez ministre de l’intérieur, vous les avez interdites. C’est le peuple qui les a légalisées.

  1. Bedoui et Lamamra : les portes du gouvernement sont ouvertes à l’opposition.

Vous pensez qu’après le 22 février, il y a encore des gens honnêtes disposés à entrer dans un gouvernement du 4ème mandat bis ?

  1. Lamamra : le gouvernement va engager des réformes.

Goul Wallah !

  1. Lamamra : le président Bouteflika a annulé les élections à la demande du peuple, qui est au-dessus de la constitution.

La demande du peuple, c’est le départ de Bouteflika.

14. Lamamra : le gouvernement sera un facilitateur lors de la conférence nationale.

Le gouvernement ne peut rien faciliter. C’est lui la difficulté.

15. Bedoui : nous avons entendu le peuple.

Faux. Si vous l’aviez entendu, vous auriez compris qu’il vous demande une seule chose : partir.

16. Bedoui : on n’a pas le temps. On veut aller vite pour assurer ce projet.

Vous voulez faire en six mois ce que vous n’avez pas fait en vingt ans ?

17. Bedoui : fierté devant ces manifestations.

C’est pour ça que vous les avez interdites depuis si longtemps ?

18. Bedoui : les manifestants sont pacifiques, responsables, civiques.

Exact. Ce sont les membres du gouvernement qui ne sont ni pacifiques, ni civiques, ni responsables.

19. Lamamra : une conférence nationale représentative de toutes les catégories sociales pour élaborer une nouvelle constitution.

Nous avons une autre méthode : la constituante. Et le vote reste un meilleur outil de représentation que la cooptation.

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Le cinquième mandat est mort

Un article publié sur le site MEE

 

http://bit.ly/2VJxTGx

L’absence de plan B exacerbe les tensions en Algérie

Un article publié sur le site MEE

 

http://bit.ly/2TsxR9g

L’après Bouteflika: une vague de honte emportera le monde de fakhamatouhou

A propos du texte de Hamrouche

Les algériens réagissent de manière quasi-pavlovienne en politique.
Dès qu’un politique parle, ils demandent : est-il candidat à la présidentielle ?
Si oui, i’beaucoup le descendent en flammes.
Si c’est non, ils lui disent: pourquoi tu ouvres ta gueule puisque tu ne peux pas nous débarrasser de Bouteflika?
Hamrouche n’échappe pas à ce schéma.
Hamrouche n’est pas candidat à la présidentielle d’avril 2019. Pourquoi?
Il n’est pas candidat parce qu’il n’y a pas d’élection.
Les gens sont donc déçus.
Hamrouche a dit il y a 25 ans: je ne serai pas candidat si l’armée a un candidat.
Comprendre par là : on ne peut pas remporter une présidentielle contre l’armée et les services. Et même si on gagne, on ne fera rien si l’armée et les services sont hostiles.
On ne peut pas reprocher à un homme d’être cohérent, lucide et réaliste.
Plutôt que de vendre de faux espoirs, il a préféré donner une vision des choses tirée de sa propre expérience.
Ça ne plait pas aux partisans du grand soir?
Tant pis.

L’ADN de l’OS, de l’ALN et de l’ANP

Mouloud Hamrouche, dans une contribution publiée par El-Watan, le 13 janvier 2019

http://bit.ly/2QIKpTY
« parachèvement de la mise en place de l’Etat national ».
« Car l’ADN de l’OS, de l’ALN et de l’ANP est le même et doit le demeurer. Cet ADN indique que les promoteurs de l’OS (1947) n’ont pas uniquement fait le pari de requalifier des Algériens aliénés en militants, conscients, lucides et prêts à se battre pour restaurer l’Etat national, changer la situation du pays, mettre un terme à la condition indigène mais également celui d’en faire des hommes et des femmes libres et responsables ».
« instauration d’une gouvernance fondée sur un exercice institutionnalisé des pouvoirs séparés, la garantie de l’existence des contre-pouvoirs, des contrôles et des voies de recours ».
L’occident « s’est inventé un ordre institutionnel démocratique fort, des contre-pouvoirs puissants – outils qui servent à protéger l’Etat et la société – des processus constitutionnels, politiques et sociaux de compromis et de validation en lieu et place d’un droit divin ou d’un diktat de pouvoirs absolus et irresponsables. Chose que nos aïeuls n’ont pas su faire, malheureusement ».
« cette évolution heureuse (dans les pays démocratiques) a mis l’armée nationale hors obligation d’allégeance aux princes et aux monarques ni aux gouvernants. L’armée ne devait plus sa fidélité qu’au pays, à son devoir envers la nation et à sa mission de défense du pays et de ses intérêts, y compris à l’extérieur »
La religion « ne peut relever du jeu politique et de gouvernement, car elle relève de la liberté de la foi, de la liberté de conscience plus précisément. »
« La liberté est un droit inné de l’humain en tout lieu et en tout temps. Cette liberté inclut la liberté de croyance, de conscience, d’expression et de création. C’est pourquoi, la sécurité et l’intégrité physiques, la sécurité des droits, tous les droits, la sécurité des biens ne doivent souffrir d’aucune faille ni exception ».
« il s’agit simplement de savoir quelle autorité politique constitutionnelle aurait le droit d’envoyer un djoundi (soldat) pour tuer et se faire tuer sur un théâtre d’opération. L’armée et son commandement ne peuvent à eux seuls se donner cet ordre souverain. Donc, seul un chef d’Etat légitime peut le faire en passant par le gouvernement et le Parlement selon des modes, des modalités et des procédures prévus par la Constitution ».
« Une gouvernance ou une élite peut être la cause d’une défaite, jamais un peuple ».
« Si le choix de la guerre revient aux élites politiques gouvernantes et institutionnelles, la conduite de la guerre, elle, est l’affaire de militaires et autres experts ».
« Le modèle de l’Etat contemporain avait, pour toutes ces raisons, dégagé l’armée de l’emprise des souverains, des hommes et des conjonctures pour qu’elle forme corps avec l’Etat et le peuple, la nation. L’armée avait cessé d’être un instrument entre les mains de souverains, empereurs et gouvernants ou un outil de répression ».

« Ce modèle d’Etat-nation avait libéré les peuples d’Europe de l’acte d’allégeance à des monarchies divines, «monarques tenant prétendument leurs pouvoirs de Dieu ou gouvernant en son nom». Cette transmutation a permis aux citoyens de faire acte de fidélité à la communauté nationale, à l’Etat national de leur pays, à sa Constitution et non plus à ses dirigeants ou gouvernants.

Cette évolution a autorisé les citoyens à se défaire de leurs gouvernants par la voie des urnes ou de la contestation sans être inquiétés, accusés de trahison, d’intelligence avec l’ennemi ou de perdre leur citoyenneté, leurs droits et surtout leurs droits à la protection et à la sécurité. Mieux encore, cette évolution heureuse a mis l’armée nationale hors obligation d’allégeance aux princes et aux monarques ni aux gouvernants. L’armée ne devait plus sa fidélité qu’au pays, à son devoir envers la nation et à sa mission de défense du pays et de ses intérêts, y compris à l’extérieur ».


http://bit.ly/2QIKpTY

La gauche algérienne ne répond plus

En panne d’idées, la gauche algérienne est devenue inaudible. Elle n’est pas en mesure de proposer, encore moins de mener à bon port une sortie de crise selon une vision de gauche.

Article publié sur le site de TSA:

http://bit.ly/2SwmsRv

Les intellectuels algériens, entre engagement et postures

Article paru sur le site TSA

http://bit.ly/2DRNChP

Main tendue de Mohammed VI et niet algérien : un jeu de dupes sans enjeu

 

Article publié sur le site de middleeasteye.net

http://bit.ly/2Kf7UlV

Il y a trente ans, l’État palestinien naissait à Alger

Article publié sur le site https://www.middleeasteye.net

https://www.middleeasteye.net/fr/opinions/il-y-trente-ans-l-tat-palestinien-naissait-alger-1087098850