Du gaz et des idées

Algérie-Russie

 

Sonatrach peut-elle prendre le contrôle de la distribution du gaz en Europe ? Peut-être. Elle le fera le jour où les ministres algériens décideront d’avoir des ambitions pour leur pays plutôt que de cultiver les conflits avec leurs collègues du gouvernement.

 

Par Abed Charef

 

Pendant que la société russe Gazprom réussissait à s’introduire dans le marché européen de distribution du gaz, Sonatrach se trouvait empêtré dans une obscure affaire de contrats conclus en marge de la loi avec la firme BRC. Et, pendant que les responsables russes commençaient à récolter les premiers fruits de leur obstination et de leur choix stratégique de faire de l’énergie leur nouvelle arme pour accéder à l’économie mondiale, le ministre de l’énergie Chakib Khelil se trouvait, lui, empêtré dans une bataille absurde contre d’autres membres du gouvernement, pour tenter de convaincre qu’il n’était pas impliqué dans ce nouveau scandale.

Pendant que les uns avancent, les autres reculent. Pendant que les Russes posent les jalons de leurs grands choix politiques et affirment leurs ambitions, les Algériens régressent, s’empêtrent dans les scandales,  les problèmes secondaires et les querelles marginales. Pendant que les Russes renationalisent, reprennent le contrôle des grandes entreprises, se constituent de nouveaux empires financiers et tentent de rattraper leur retard technologique, malgré l’hostilité des grandes compagnies occidentales, les Algériens bradent, liquident leur industrie, assistent, impuissants, àa la destruction de leur université, et affichent béatement leur satisfaction de trouver une dizaine de banques intéressées par la reprise d’une des plus grandes banques du pays, le Crédit Populaire d’Algérie.

Pourtant, il n’y a pas de différence fondamentale entre l’Algérie et la Russie. Les deux pays sortent d’un régime de parti unique et d’une économie administrée, et ont vu naître un multipartisme débridé sur fond de violence inouïe. La chute de l’ancien régime a permis, en Russie comme en Algérie, l’émergence de nouveaux riches, de nombreux pauvres, parallèlement à la naissance une nouvelle mafia. Les classes laborieuses ont payé le prix fort de la transition, peut-être plus en Russie qu’en Algérie, où la violence a quelque peu occulté les difficultés économiques.

Les deux pays ont vu leur tissu industriel s’effondrer, et ont brutalement découvert la société de consommation, avec ses gadgets et la difficulté d’y accéder pour une large frange de la population. Les sociétés des deux pays ont été fortement traumatisés par les bouleversements intervenus, et acceptent mal les nouvelles règles qui leur sont imposées, après avoir longtemps cru au paradis socialiste.

Enfin, si, en Algérie, on admet que les « services » sont omniprésents dans la décision politique, qu’ils contrôlent encore les principaux centres de décision, en Russie, ils sont allés encore plus loin en propulsant carrément un des leurs au sommet du pouvoir. Et ils gardent le bras long, si long qu’ils sont soupçonnés de sévir encore dans les capitales occidentales comme au plus beau temps de la guerre froide et du règne des barbouzes.

Là s’arrête la comparaison. Car la Russie, après avoir passé la tempête de la période de déstabilisation, s’est reprise, et a commencé à se définir un nouveau rôle dans le monde. Elle s’est dessinée une stratégie pour reconquérir la place qu’elle estime la sienne dans le monde, en utilisant à fond ses principaux atouts. Mais la Russie a changé, et elle a admis que le mur de Berlin est tombé. Dans le nouveau monde qui se profile, elle sait que des arguments comme l’immensité de son territoire ou la puissance de son armée peuvent compter, mais qu’ils sont désormais relégués par d’autres facteurs.

Désormais, elle compte sur les nouveaux facteurs de puissance : l’économie, la technologie et la formation de ses élites. Et comme, en économie, elle a compris la vulnérabilité des grands pays occidentaux dans le domaine de l’énergie, elle a décidé de jouer à fond cette carte pour imposer de nouvelles règles du jeu dans ses relations avec les grands concurrents de l’ouest. La Russie n’a pas non plus dilapidé la maîtrise technologique de certains secteurs clés, comme l’aviation et l’espace, et ses universités continuent, vaille que vaille, à produire des ingénieurs relativement compétents et des diplômés qui ont assimilé les données de l’économie du futur.

Pourquoi la Russie a-t-elle réussi à passer ce cap de déstabilisation due au changement de système, pour entamer la construction de son avenir, et pas l’Algérie ?  les réponses sont aussi multiples que divergentes. Mais il y a un point qui fait consensus : la Russie a un état, qui essaie de contenir la mafia, alors que selon la formule d’un ancien officier de l’ALN, l’Algérie a une mafia qui contrôle l’Etat. La Russie a une vieille tradition tsariste autoritaire, largement préservée durant la parenthèse communiste. L’Algérie n’arrive pas à se doter d’institutions au-dessus des hommes. La dernière illustration en est fournie par le gouvernement lui-même. Alors que le Conseil des Ministres, principale instance de décision de tout pays « normal », où sont sensées être prises les grandes décisions qui engagent l’avenir, a tenu une seule réunion en près de six mois, les ministres ont choisi de se battre comme des chiffonniers, s’échangeant des accusations d’incompétence multipliant les coups bas.

Dans un tel contexte, il plus facile de compter les dollars accumulés que de demander à Sonatrach d’aller racheter Suez ou de prendre les contrôle des réseaux de distribution en France, en Espagne et en Italie. On préfère leur vendre le CPA, qu’ils vont moderniser, pour l’utiliser demain en vue de contrôler l’économie du pays.

abc

Décès de Khaled Mahrez

 

Presse

Décès de Khaled Mahrez

Khaled Mahrez, ancien journaliste à l’APS, à El-Watan et au Matin notamment, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à Alger, des suites d’une longue maladie. Il a été inhumé hier au cimetière Moulay Abdelkader de Mekhatria, dans la wilaya de Aïn-Defla.

Khaled Marehz avait également été responsable de la fédération Internationale des Journalistes (FIJ), dont il avait ouvert le bureau d’Alger. Economiste de formation, il s’était spécialisé dans les questions énergétiques. Son dernier poste était celui de rédacteur en chef de la revue spécialisée « Medénergie ».

Connu pour son indépendance, ouvert sur le monde et profondément imprégné de sa culture traditionnelle, Khaled Mahrez était un homme réservé, discret, à la limite de la timidité. D’une grande rigueur intellectuelle et d’une honnêteté sans faille, il s’était progressivement éloigné de la presse traditionnelle en raison de divergences sur la conception du journalisme. Tenté un moment par la politique, il avait ensuite préféré revenir au journalisme, un métier « éternel », selon sa formule.

Khaled Mahrez avait cinquante ans. Il laisse une femme et deux enfants. Il était fils de chahid. La principale école primaire de Aïn-Defla porte le nom de son père, Khelifa Mahrez.

ABC

فن الكلام

عابد شارف

 

قال الوزير شكيب خليل أنه لم يتحصل بعد على التقرير الذي قامت بإنجازه المفتشية العامة للضرائب حول الصفقات التي تحصلت عليها شركة "بي أر سي" BRC بطريقة مخالفة للقانون. وأضاف شكيب خليل أن وزارته ليست معنية بالصفقات لأن شركة سوناطراك هي التي تكون قد وقعت الصفقات، والكل يعرف أن شركة سوناطراك تتميز باستقلالية تامة عن الوزارة… ونفهم ضمنيا من كلام الوزير أن الذي يحاول أن يبحث في هذا الملف سيجد نفسه مضطرا للبحث في الصفقات التي أبرمتها شركة "بي أر سي" مع وزارة الدفاع الوطني، لأن سوناطراك ووزارة الدفاع كانت أهم زبائن "بي أر سي" التي عاشت أساسا بفضل الصفقات التي علت عليها مع هاتين المؤسستين. وقد قيل الكثير عن هذه الصفقات التي تكون مبالغها تتراوح بين 15 إلى 20 مليار دينار.

واعتبر شكيب خليل أن الكلام عن هذه القضية يشكل نوعا من الاضطهاد ضده. وكيف لا ونحن نعرف حسب ما قال الوزير أنه لم يقم أحد بتوجيه التهمة للوزراء الآخرين رغم الفضائح التي عاشتها قطاعاتهم. وكاد الوزير أن يقول: "حقروني"، ويطلب من المواطنين أن يساعدوه على مواجهة المؤامرة التي تحاك ضده.

ودافع الوزير عن القانون الجديد للمحروقات، وأكد أنه يخدم مصالح الجزائر ويدافع عن اقتصادها ويضمن مستقبل أبنائها ويحافظ على حقوق الأجيال القادمة، وهو الكلام الذي نسمعه يوميا على لسان كل منخرط في الأفلان والأرندي. وكان الوزير قد قال نفس الكلام عن القانون السابق الذي تم إلغاؤه قبل تطبيقه…

ولا مجال للحديث هنا عن محتوى التقرير حول شركة "بي أر سي"، ولا حول مصداقيته، واحتمال ورود اسم الوزير يوما إذا انتهت القضية أما العدالة. فمصير شكيب خليل لي مرتبطا باحترام القانون، إنما مصيره مرتبط بميزان القوى السياسية. وإذا وجد الرئيس عبد العزيز بوتفليقة نفسه مضطرا أن يضحي يه، فإنه سيتخلى عنه سواء كان متورطا في القضية أم لا. وإذا فرضت التوازنات بقاء في الحكومة، فإنه يبقى في المنصب حتى ولو قام بتحويل سوناطراك بأكملها.

أما حديثنا في هذا المقام، فإنه يتعلق بغياب المصداقية في كلام المسئول من جهة، وعدم مبالاة هذا المسئول بمصداقيته، وكأنه يتكلم لمجرد الكلام فقط، سواء صدقه المواطن أم لا. وبالفعل، فإنه يصعب مثلا أن نجد مواطنا يصدق شكيب خليل لما يقول أنه ليس بدراية بالتقرير الذي أنجزته المفتشية العامة للمالية، وهي هيئة تعمل تحت رقابة الصديق مراد مدلسي. كما يعجز العقل عن سماع الوزير وهو يدافع عن قانون المحروقات الجديد ويعدد مزاياه، رغم أن كل المختصين يعرفون أن القانون الجديد جاء من أطراف في السلطة تعارض صراحة القانون السابق الذي فرض عبد العزيز بوتفليقة بسبب إلحاح شكيب خليل.

وإذا كان لا بد أن نجد عذرا لشكيب خليل في هذه القضية، ونقدم حجة لصالحه، فيمكن أن نقول أنه ليس الوحيد الذي ضاعت منه مصداقية. عكس ذلك، فإن ما يسمى بأهل السياسية في الجزائر، وخاصة منهم أولائك المجودون مرحليا في السلطة، يظهرون وكأنهم دخلوا في حرب شاملة ضد المصداقية، إلى درجة أن كلام البعض منهم تحول إلى ثرثرة لا بداية لها ولا نهاية، ولا فائدة من سماعها، بل أنها ضجيج لا يطاق.

ومن أبرز هؤلاء السيد أوبجرة سلطاني الذي قال في عين تموشنت أن الفساد انتشر في البلاد، وأنه يرى أن لا بد على بعض الوزراء أن يستريحوا لأنهم أخفقوا في مهمتهم. وقد دخل الرجل الحكومة منذ مدة طويلة، وحزبه عضو في الائتلاف، وقد وافق على كل القوانين لحكومات الأرندي والأفالان على السواء، وشارك في كل الكوارث، كما ساهم في مبايعة عبد العزيز بوتفليقة.

واليوم، فإن أباجرة يتكلم كأنك أنت، أخي القارئ، كنت مسئولا عن انتشار الفساد، وكأنك أنت الذي كنت وزيرا يوم استولى خليفة على جزء من خزينة الدولة، أو كنت واليا لما استولى آخرون على العقار، أو أن أخاك كان عضوا في الحكومة لما تمت المصادقة على الصفقات مع شركة "بي أر سي"…

وكلام هؤلاء المسئولين ليس ديماغوجية، لأن الديماغوجية تتطلب حدا أدنى من المنطق ومن الجمال في العبارات والكلمات، ولا هو تهريج لأن التهريج يسلي السامع أو المشاهد، في حين أن كلام هؤلاء يقلقنا. ولي كلامهم حتى "خرطي"، لأن صاحب "الخرطي" يستعمل سلاحه في المقهى لا في تسيير شؤون الدولة.

وسألنا أحد فقهاء الكلام كيف يمكن أن نصف هذا النوع من الكلام، فقال أن مصطلح "العبث" هو الأقرب للواقع، لأن صاحب هذا الكلام يقوم بعمل هدام، يبرره بحجة خاطئة، وهو يعرف أن حجته ليست مقنعة لكنه يستعملها لأنه يحتقر من يسمعه. وسألناه كيف يمكن أن نسمي العبث في تسيير شئون مجتمع، فتردد لحظة وقال: الخيانة.

ع.ش

غيوم على العراق وفلسطين

عابد شارف

 

انهزم الرئيس لأمريكي جورج بوش شر هزيمة. وانهزم معه حزبه الجمهوري في الانتخابات التي جرت في 11 نوفمبر الماضي. وتراجع التيار المحافظ المتطرف الذي كان يريد لأمريكا أن تتحول إلى إمارة أو إمبراطورية دينية كلفها الخالق بنشر المسيحية على وجه الأرض. واكتشفت أمريكا أن المغامرة العراقية التي كان من المنتظر أن تصنع من جورج بوش عملاقا في تاريخ أمريكا من الممكن أن تدفع دونالد رامسفالد إلى مزبلة التاريخ.

لكن آثار هذا المنعرج الأساسي في السياسة الأمريكية ستظهر على الساحة الدولية قبل الساحة الأمريكية. ولن تجد هذه التغييرات تطبيقا إلا بصعوبة كبرى، مع احتمال فترة انتقالية ستتميز بالجمود وتدهور الوضع مثلما هو متوقع بالنسبة للعراق وفلسطين.

ومن أغرب النتائج التي أدت إليها الانتخابات الأمريكية ذلك الوعي الذي عاد فجأة إلى ضمير الوزير الأول البريطاني طوني بلار. وقد اكتشف الرجل فجأة حجم المأساة الفلسطينية التي قال عنها أول أمس أنها تشكل "قلب مشاكل" الشرق الأوسط. وأضاف حليف جورج بوش قائلا عن حل مشاكل الرق الأوسط: "يجب أن نبدأ من إسرائيل والعراق. إنه قلب المشكل. بعدها، يجب أن نحقق تقدما في لبنان". أما العراق، فإنه اكتفى بعبارة أراد لها أن تكون ذات معاني كبيرة، حيث قال: يجب أن تتغير الإستراتيجية في العراق لأن الوضع تغير، لأن الإرهاب أدى إلى تغيير طبيعة الحرب في العراق. ومن هنا، يرى الوزير الأول البريطاني أن "الجواب الأساسي للوضع في العراق يوجد خارج حدود هذا البلد، يوجد في المنطقة بصفة شاملة، حيث توجد جذور الإرهاب وحيث ينتشر التطرف".

ولا يهم أن يتمسك طوني بلار باستعمال مصطلحات تقليدية، كأن يعتبر المقاومة إرهابا والدفاع عن الوطن إرهابا. ولا يهم أن أن يحاول توجيه الأنظار إلى إيران وسوريا، ويحملهما مسئولية تدهور الوضع في العراق. ولا يهم أن يعتبر بلار أن أمريكا لها الحق أن تأتي لتغزو العراق وتفرض حكما بدباباتها، وأنه ليس من حق لسوريا أن تتابع الوضع في بلد مجاور وقع تحت الاحتلال. ولا يهم حتى أن يكون طوني بلار اتخذ هذه المواقف لا لصالح فلسطين أو العراق بل لأنه يعمل ليخرج من السلطة نظيفا، أو أنه يحضر الميدان لتغيير السياسة الأمريكية وفقا للتوجيهات التي ستقدمها اللجنة الأمريكية التي يترأسها وزير الخارجية السابق جيمس بيكر.

كل هذا يبقى ثانويا مقارنة بحجم التغييرات التي من الممكن أن تحدث في آجال قريبة، منها رحيل طوني بلار وجورج بوش من السلطة، وتغيير ميزان القوى بظهور إيران كقوة نووية في الشرق الأوسط، ومصير العراق المجهول، إلى جانب القنابل الملغومة التي تتمثل في فلسطين ولبنان.

إضافة إلى ذلك، فإن التغييرات التي تلوح في الأفق لن تعرف تطبيقا في آجال قصيرة، لأن الرئيس الأمريكي جورج بوش يبقى المحرك الأساسي للسياسة الخارجية لبلاده، بينما لا تملك المعارضة الديمقراطية سلطة كبيرة في الميدان. ومما يزيد الطين بلة، هو أن الديمقراطيين لم يسطروا موقفا واضحا تجاه العراق، كما أنهم حلفاء تقليديون لإسرائيل، لا يمكن أن ننتظر منهم موقفا متعاطفا مع القضية الفلسطينية.

ويتضاعف الخطر في لعراق وفلسطين إذا عرفنا أن السياسية الأمريكية تعرف سنتين من الجمود وذلك راجع لتراكم سببين أساسيين. أولهما أن نهاية العهدة الثانية لكل ريس أمريكي تتميز بالركود التام، لأن كل الأطراف ستركز كل جهدها على التحضير للاستيلاء على السلطة خلال العشرية القادمة، ولا تبالي الوضع الراهن. وثانيهما أن توزيع السلطة في النظام الأمريكي لا يسمح بالتحرك لما يحتل أحد الأحزاب الرئاسة بينما يكون الكونغرس تحت سيطرة الحزب الآخر.

كل هذا يدفع إلى استبعاد وجود حلول للأزمات الحادة. بل من الأرجح أن هذه الأزمات ستعرف تعفنا واضحا، أي أن الوضع في العراق وفلسطين سيزداد تدهورا، إلا إذا أدى ذلك إلى نتاج تؤثر بطريقة مباشرة على الحياة اليومية للأمريكيين، مثل وقوع عمليات انتحارية على طريقة 11 سبتمبر. ومن الواضح أن التغيير في الميدان سيفرض معطيات جديدة لما تتضح الأمور بعد سنتين، عندما يظهر قادة جدد في أكبر البلدان الغربية مثل أمريكا وبريطانيا وحتى فرنسا.

ولعل هذه النقطة تبين أكبر مآسينا. فلا نحن قادرون على فرض رأينا اليوم لصالح فلسطين والعراق، ولا نحن قادرون على تحضير الجو لندخل الميدان بشرف لما يأتي وقت التفاوض مع القادة الغربيين الذين يبروزن بعد سنتين. وبعد أن ضاع منا الماضي، فلسنا قادرين على السيطرة على الحاضر ولا نحن قادرون على تحضير المستقبل.

ع.ش

 

 

Elections américaines: Nouveaux enjeux au Proche-Orient

Une élection américaine a un impact mondial. Esquisses des changements attendus au Moyen-Orient.

Par Abed Charef

Au-delà de la déroute des Républicains, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis ont provoqué un changement qui risque de provoquer de profonds bouleversements de la vie internationale, avec des retombées qui dépassent largement le caractère national des élections législatives de ce type. Ces retombées seront principalement sensibles au Moyen-Orient, incluant de vastes zones allant de la Palestine à l’Afghanistan, en passant par l’Irak, la Syrie et l’Iran notamment. Mais rien ne dit que le changement sera immédiat. Bien au contraire, de nombreux signes laissent entrevoir une période d’adaptation aussi longue que destructrice.

En Irak, le changement semble à priori se dessiner. A peine le résultat des élections était-il connu, que les démocrates laissaient entendre qu’ils prôneraient un début de retrait des troupes américaines dans un délai de quatre à six mois. Ils devraient être confortés par le rapport préparé de longue date par un comité présidé par l’ancien secrétaire d’état américain James Baker, qui prône une action en trois points : éviter l’éclatement de l’Irak, engager le dialogue avec les principaux voisins de ce pays, la Syrie et l’Iran, et envisager un retrait de l’armée américaine dans un délai rapproché. Le rapport dresse ainsi implicitement un constat d’échec de l’armée américaine à contrôler la situation, mais ouvre une issue qui permettrait d’éviter que l’échec ne se transforme en déroute.

Tony Blair, l’allié le plus proche de George Bush, -son caniche selon la presse anglaise-, a déjà amorcé le virage, depuis que ses proches ont laissé entendre une nouvelle initiative de sa part en vue d’une plus grande implication de la Syrie et de l’Iran pour assurer la paix en Irak et au Proche-Orient. L’approche britannique doit "évoluer", pour faire face au « changement de nature du conflit, en pleine montée de la violence, y compris contre les militaires américains et britanniques », selon les services de Tony Blair. Un euphémisme pour dire une réalité sanglante : la violence en Irak n’a jamais atteint une telle ampleur que celle relevée depuis deux mois, et les forces occupantes n’ont jamais enregistré de victimes à un tel rythme.

Propositions américaines et britanniques risquent toutefois de buter sur un oubli central. Certes, les deux pays laissent entendre qu’ils sont prêts à prendre un nouveau cap, et à nouer le dialogue avec de nouveaux partenaires. Ils menacent même de représailles la Syrie et l’Iran s’ils continuent à « entraver » la normalisation en Irak au lieu d’aider à « un développement pacifique de la situation au Proche et Moyen-Orient ».  Mais dans le même temps, ils continuent d’ignorer les acteurs irakiens eux-mêmes, que ces derniers soient qualifiés de résistants ou de terroristes.

A force de ne voir dans la résistance irakienne que des éléments venus de l’étranger ou des survivances du régime de Saddam Hussein, les Américains risquent dès lors de s’engager dans de nouvelles fausses solutions. Dans leur démarche, ils butent en effet sur une erreur d’analyse chronique, qui les amène à sous-estimer le sentiment national dans les pays qu’ils occupent. Ce n’est qu’en dernier ressort qu’ils admettront qu’une forte proportion d’Irakiens, quelle que soit leur obédience, refusent l’occupation en tant que telle, et que c’est cette occupation qui révolte les Irakiens en premier lieu. C’est la fin de l’occupation, ou, à défaut, un calendrier raisonnable en ce sens, qui permettrait d’engager les fils d’une solution politique.

Un changement de cap de la politique américaine ne devrait pas avoir de résultats dans l’immédiat. Il faudra du temps pour dessiner ce nouveau cap, obtenir les consensus nécessaires et le mettre en œuvre. D’autant plus que les Américains s’engagent dans une période de transition qui risque d’être calamiteuse pour toutes les parties. D’une part, le congrès n’a pas de véritable autorité en politique étrangère, et il faudra du temps aux démocrates pour infléchir éventuellement la politique du président George Bush. D’autre part, les Etats-Unis s’engagent dans une transition qui risque de durer jusqu’aux présidentielles de 2008, auquel cas la politique américaine risque d’être marquée d’abord par l’absence de décision, ce qui risque d’aggraver davantage le bourbier irakien. Enfin, les démocrates, à qui il revient de dégager de nouvelles voies pour permettre à leur pays de clore l’ère Bush-Rumsfield, n’ont pas de doctrine alternative claire sur l’Irak, et risquent de patauger à leur tour s’ils sont amenés à prendre des décisions.

En Afghanistan, la situation est encore plus confuse. Même si l’intervention dans ce pays pouvait se justifier plus facilement aux yeux de l’opinion américaine, il n’empêche que les résultats se révèlent tout aussi calamiteux. Les Taliban sont en effet revenus en force, et mène une vraie résistance, qui va crescendo. Après toutes les aventures coloniales et d’occupation, les Américains découvrent encore une fois qu’il est plus difficile d’occuper un pays que de le pacifier, qu’il est plus aisé facile de diaboliser une organisation, fût-elle aussi nihiliste qu’El Qaïda, que de l’éliminer.

Entre ces deux pays où les Etats-Unis mènent une guerre, il y a l’Iran, autre défi qui s’impose à l’Amérique. Mais là au moins, les choses emblent plus claires. Attaquer l’Iran est exclu. C’est une alternative qui se situe au-dessus de n’importe quelle puissance, fusse-t-elle l’Amérique. Plus que ses capacités militaires, l’Iran dispose d’abord d’un Etat et d’un consensus national qui lui épargnent toute idée d’agression. A moins que le président George Bush ou les dirigeants israéliens ne prennent le risque d’une immense catastrophe.

Une autre issue semble donc se dessiner avec l’Iran, dans le cadre d’une négociation globale, qui inclurait le nucléaire et la situation en Irak. Les Etats-Unis savent qu’ils n’ont pas de moyen d’empêcher l’Iran d’accéder à la technologie nucléaire, et devraient se contenter de garanties sur son utilisation. L’Iran est prêt à donner ces garanties, contre une reconnaissance de son rôle de puissance régionale. Ce sont probablement les grandes lignes de l’accord inévitable entre les deux pays, même si, dans une étape intermédiaire, les deux pays continueront à tenir un langage extrême, en vue de mieux préparer la vraie négociation qui devrait s’amorcer.

Il reste la Palestine, maillon faible de cet ensemble explosif. D’ores et déjà, les Palestiniens savent qu’ils risquent d’être la victime expiatoire. D’une part, les Etats-Unis risquent de ne s’aventurer dans aucune nouvelle initiative avant les présidentielles de 2008. D’autre part, les démocrates, maîtres du congrès, sont des alliés traditionnels d’Israël, même si les néoconservateurs ont essayé de les doubler sur ce chapitre. Il n’y a donc guère d’infléchissement à attendre de la politique américaine en faveur des Palestiniens.

Ceux-ci devront par ailleurs faire face à un autre élément défavorable. Les déchirements qu’ils connaissent les placent dans un rapport de force très précaire, et ils n’ont guère les moyens de rétablir la balance. Ils ne peuvent guère, non plus, compter sur une cohérence arabe en leur faveur. De là à dire que les problèmes régionaux risquent de trouver des solutions à leurs dépens, il y a un pas que nombre d’analystes pensent franchir allègrement. Après tout, la question palestinienne est en suspens depuis plus d’un demi-siècle, et peut attendre encore quelques années, disent-ils. Pourtant, aux yeux des l’opinion arabe, c’est la « mère des solutions ». Mais malgré l’évolution d’une partie de l’opinion occidentale, européenne notamment, elle reste invisible aux yeux des grands décideurs de ce monde.

abc

أحباب الجزائر في آخر الزمان

أحباب الجزائر في آخر الزمان

عابد شارف

 

تتشرف الجزائر هذا الأسبوع بزيارة مسئول سياسي فرنسي بارز، يشغل منصب وزير الداخلية، ويرأس أكبر حزب في بلاده، ويطمح للوصول إلى رئاسة الجمهورية في فرنا السنة القادمة. وقد اشتهر الرجل باستعمال عبارات قذرة تجاه "الزواولى" من المهاجرين الذين يعيشون في الأحياء الفقيرة في فرنسا، حيث أكد أنه ينوي تنظيف تلك الأحياء الشعبية مثلما يتم تنظيف المزابل.

وامتاز الرجل بوضع خطة رسمية لسرقة النخبة التي تتعب البلدان الإفريقية لتكوينها، حيث قال أنه يعمل من أجل تشجيع الهجرة المختارة، وأنه سيحارب الهجرة التي تفرضها الظروف على فرنسا. ومعنى ذلك أنه يرفض رحيل "العرايا" من الإفريقيين إلى فرنسا، لكنه سيبذل جهدا كبيرا لتنظيم سرقة الخبراء والجامعيين، ولو أدى ذلك إلى انهيار البلدان الإفريقية. وقد شرع الرجل في تطبيق مشروعه حيث فرض نفسه كمنسق للسياسات الأوربية في محاربة الهجرة، بعد أن دشن رحلات طائرات "الشارتر" charter لإعادة الأفارقة إلى بلدانهم، بينما قرر أن يمنح حق الإقامة للأفارقة الذين تابعوا دراسات جامعية.

هذا هو نيكولا صاركوزي، نجم اليمين الفرنسي الساطع، وخليفة جاك شيراك، والابن المدلل لفرنسا الجديدة، والمرشح المفضل لأهل الثروة في بلاده. إنه الرجل الذي تسبب بطريقة واضحة في بروز التوتر الذي أذى السنة الماضية إلى انتفاضة الأحياء الهامشية في فرنسا، قبل أن يستعير من اليمين المتطرف خطابه حول الأمن والهجرة التي قال أنها تهدد مصير فرنسا.

إنه يأتي إلى الجزائر كصديق. لا كصديق للجزائريين، لأنه يصعب العثور على جزائريين يعتبرونه صديقا لهم، سواء من حيث المبادئ السياسية أو السلوك أو المشاريع أو القناعات أو التصرف تجاه القضايا التي تعتبرها الجزائر أساسية. لكنه صديق فرضه الماضي ويفرضه المستقبل: فرضه الماضي لأن الجزائر الرسمية اختارت منذ مدة طويلة أن تساند اليمين الفرنسي في السلطة على حساب اليسار، باعتبار أن اليمين يتصرف بصرامة أكبر تجاه المعارضة الجزائرية، كما يفرضه المستقبل لأن اليمين الفرنسي يتصرف بسلوك قاطع تجاه التيار الإسلامي بصفة عامة وجناحه المتطرف بصفة خاصة.

ومن ينظر بصفة سطحية إلى الماضي يلاحظ فعلا أن اليسار الفرنسي تخلى عن مبادئه الإنسانية والتحررية في فترة أساسية من التاريخ المعاصر، حيث لم يعرف اليسار الفرنسي كيف يتخلص من النظام الاستعماري، وهو ما يزال يحاسب عليه لحد اليوم. ولما دخلت الجزائر نفق الإرهاب في نهاية القرن الماضي، كان خطاب اليمين الفرنسي يبدو أفضل للجزائريين لأنه يدعي محاربة التطرف الديني بطريقة راديكالية. إلى جانب ذلك، يبقى خطاب اليسار الفرنسي ضعيفا في معاملة الإسلام السياسي، حيث لم يتمكن من تخطي الأفكار المسبقة ويقول أنه يفضل الديمقراطية ولو أدت مرحليا إلى أغلبية غير مرغوب فيها، ولم يتمكن أن يتبنى موقفا معاديا واضحا حتى لو كان خاطئا، فخسر اليسار على الجبهتين.

إضافة إلى كل هذا، يتميز اليسار الفرنسي بموقفه المعادي للقضية الفلسطينية، رغم بعض التغيير الذي بدأ يظهر في صفوفه. وسواء تعلق الأمر بتحرير الجزائر أو تحرير فلسطين، فإن أنصار هذه القضايا في اليسار الفرنسي كانوا في الهامش، مما أعطى جاك شيراك صورة "صديق العرب"، رغم أن الرئيس الفرنسي الحالي قضى خدمته العسكرية في قمع الجزائريين وكان من أنصار بقاء الجزائر فرنسية.

هذه الحقائق التاريخية تصنع تحليلا سطحيا للعلاقات بين الجزائر وفرنسا، لكنها تخفي حقائق أخرى، لأن تصرف اليمين الفرنسي تجاه الجزائريين كان أبشع أثناء حرب التحرير وبعدها، واليمين هو الذي حاول قبل سنة أن يفرض قانونا يمجد فيه "الجانب الإيجابي للاستعمار". ومن جهة أخرى، فإن الجيل السياسي الجديد في فرنسا بدأ يتخلص من عقدة الاستعمار، وهو يتصرف وفقا لمعطيات وقناعات أخرى مرتبطة بفكر جديد فرضته عشرات السنين من الحريات والديمقراطية والرفاهية. وقد ساهمت هذه النخب السياسية الفرنسية في سقوط جدار برلين، بينما مازالت النخبة عندنا لم تدرك بعد أن هذا الجدر قد سقط، وأن أبراج نيويورك سقطت، وأن بغداد سقطت.

ولعل هذا ما يشرح لنا لماذا يأتي نيكولا صاركوزي إلى الجزائر كصديق. إنه صديق لنظام لم يدرك بعد أن العالم عرف تغييرات كبرى منذ عشريتين، ولم يعرف كيف يتكيف معها. إنه صديق لنخبة تقضي وقتها في السعي للحصول على الفيزا للسفر إلى فرنسا في نفس الوقت الذي تعاتب باريس على تمجيدها الماضي الاستعماري. وفي الأخير، إنه صديق لنظام يتعامل مع الجزائريين في بلادهم مثلما يتعامل وزير الداخلية الفرنسي مع المهاجرين في فرنسا، لأن الجزائري في بلاده والمهاجر في فرنسا يبقون مواطنين من الدرجة الثانية.

ع.ش

 

أخطاء المتنبي

أخطاء المتنبي
تاريخ المقال 01/11/2006
بقلم: عابد شارف
صدق المتنبي لما قال أن العظائم تصغر في عين العظماء. ونوفمبر كان بالنسبة للجزائر أكبر برهان على صدق الشاعر. فمن شعب فقير مريض جائع جاهل مشتت ممزق، تمكن العظماء أن يصنعوا أسطورة للمقاومة والتضحية والوفاء للوطن وللمبادئ. وكان الرجل وقتها يضحي بأغلى ما يكسب، بحياته، من أجل فكرة اسمها الحرية، ومن أجل هدف اسمه الاستقلال. كان يعيش سعيدا لأنه يحمل الصدق في قلبه ويقتات من الإيمان بمسعاه، وكان يموت سعيدا لأنه عاهد فوفى، وأقسم فاختار أن يواجه الحديد والنار ليبقى وفيا لعهده.

وصدق المتنبي لما قال أن صغار الأمور تكبر في عين الصغار. والجزائر تعطي مثلا يؤكد صدق الشاعر، لما عجزت على أن تعطي السعادة للأمهات رغم الأموال التي لا تحصى، كما عجزت أن تعيد الابتسامة للأطفال، والكرامة للعمال، والعزة للشعب، والحرية للمجتمع. إنها عجزت أن تغرس حبة قمح في بلد كان يطعم الروم والفرس، وعجزت أن تغرس زيتونة في وطن اخترع صناعة الزيت، وعجزت أن تجد الرمل لبناء المساكن في بلد يحتضن أكبر صحراء في العالم وأكبر كثبان للرمل في الفلك..

في عهد العظماء، كان القوم يتسابقون من أجل التضحية. ويروي أحدهم كيف عاش مثل تلك الأحداث التي تبقى خالدة في ذاكرته. وقعت الحادثة في بداية 1959. في صبيحة باردة، اكتشف أحد الضباط في جيش التحرير الوطني أن الجيش الاستعماري قد أحاط بمكان يوجد فيه قائد الولاية. ولم يجد حلا إلا أن يبعث فرقة تداهم جيش العدو لعلها تتمكن من دفعه في اتجاه معين لفترة قصيرة ليتمكن قائد الولاية أن ينسحب من مكان الخطر ويعود إلى أحد الملاجئ الذي يوفر له الأمن الضروري في مثل هذه الحالة. وأعطى الضابط أمرا لقائد الفرقة أمرا بهذا الغرض. لكن قائد الفرقة رفض هذا الأمر، وطلب من الضابط أن يعين معه خمسة رجال آخرين. فغضب الضابط وقال: إذهب مع أعضاء فرقتك، إنهم يعرفونك وتعرفهم، ويسهل عليك التصرف معهم. لن قاد الفرقة مد في موقفه وقال: إعطني فلان وفلان وفلان، وذكر ستة أسماء وأضاف: إني أعرف أن لا أحد منا سيرجع من هذه المهمة. ولذلك أريد أن أقوم بآخر مهمة في حياتي رفقة فلان من عنابة وفلان من عين تموشنت، وفلان من بلاد القبائل وفلان من جيجيل وفلان من الشلف وفلان من الصحراء. ولما سنستشهد، تختلط دماء الجزائريين من كل جهة على تراب الجزار في سبيل الجزائر.

وهكذا كان الأمر فعلا، ولقي القوم نحبهم، ولم ينج أحد من تلك المجموعة، ومازال ذلك الضابط شاهدا على تضحيتهم، وهو على قيد الحياة…

ولست متأكدا أن أعضاء تلك المجموعة كانوا كلهم يعرفون بالضبط الهدف السياسي الذي سطره أهل نوفمبر، لكنهم ضحوا من أجل استعادة دولة جزائرية ذات سيادة ديمقراطية واجتماعية في إطار المبادئ الإسلامية. وبفضل تضحيتهم، جاء الاستقلال، على أن يقوم من تبقى من رفاقهم مع الأجيال الأخرى بتحقيق ما تبقى من أهداف نوفمبر من حريات وكرامة وتضامن وأخوة.

لكن الرفاق لم يعرفوا كيف يتحولوا إلى عماقلة، فتراجع حجمهم إلى درجة أنهم لم يكتفوا بنسيان ما صنع تاريخهم، بل أصبحوا يتعاملون معه وكأنهم يريدون أن يمحوه بصفة نهائية حتى لا يبقى أثر لأمجادهم ولأمجاد رفقائهم. فلا دولة بقيت، ولا شرف يعلو، ولا تضامن انتشر، ولا أخوة أصبحت قاعدة، ولا روابط اجتماعية صمدت. وتحولت بلاد الأمجاد إلى موطن الفضائح.

ولا ندري اليوم هل هذا التصرف جاء عن وعي أم دون وعي. لكن لا يمكن أن نتجاهل هذا الواقع، وهو أن الفضائح انتشرت بصفة فضيعة لما اقتربت ذكرى أول نوفمبر، وكأن هناك إرادة عليا تريد أن تمنع شعب من الاحتفال بنوفمبر. وبدل الاحتفال والخشوع، امتلأت الصحف بالفضائح التي لا ترحم أحدا. فهذا زنجبيل يتاجر بالمخدرات في عالم يتعايش فيه الوالي والضابط ومسئول الأمن، وهذا والي يتصرف في أموال الشعب تصرف الولي الظالم في أموال اليتيم، وهذا المدير العام يقوم بأعمال تجعله لا يختلف عن أحقر الصعاليك.

وحتى تكون جنازة نوفمبر كاملة، اختتمها أهل السلطة من جيل نوفمبر لما اختاروا هذه الفرصة لا ليتكلموا عن الشهداء أو التضحية أو البطولات، بل تكلموا عن عدد الجزائريين الذي يتقاضون منحة بسبب مشاركتهم في الثورة التحريرية. ولعل هذا ما غاب عن المتنبي، حيث ذكر كيف تصبح العظيمة صغيرة في عين العظماء، وقال كيف تكون الصغيرة كبيرة في عين الأقزام، لكنه أخفق في نقطة أساسية، حيث لم يخطر على باله أن يشرح لنا كيف يستطيع قوم من العظماء أن يحطموا كيانهم ووجدانهم ليصبح الرخص صفتهم الأساسية.