Mal gérée, Sonatrach devient une vache à lait à l’nternational

Corruption et mauvaise gestion sont inséparables. Elles ont fait de Sonatrach une vache à lait à l’international.

Abed Charef (Le Quotidien d’Oran, 30 juin 2015)

Sonatrach n’est pas seulement une entreprise mal gérée. C’est aussi une formidable vache à lait pour les Algériens qui la partagent généreusement avec les partenaires étrangers. Il ne s’agit pas seulement des trafics aux frontières, qui offrent à bas prix du carburant importé par Sonatrach, mais aussi de riches compagnies occidentales qui y ont découvert un filon exceptionnel pour gagner de l’argent sans trop d’efforts. Il leur suffit d’un minimum d’intelligence pour lui extorquer des sommes faramineuses par le biais des procédures d’arbitrage que la compagnie algérienne gère d’une manière qui frise l’inconscience, et soulève de sérieuses interrogations sur les motivations des uns et des autres.

L’italien Saïpem est en train de le prouver, en lançant une série de procédures d’arbitrage sur des contrats en Algérie, alors que le doute plane encore sur la manière dont ces contrats ont été remportés. Saïpem est une filiale de l’ENI, le géant italien accusé d’avoir versé des commissions faramineuses à l’ancien ministre de l’Energie Chakib Khelil pour obtenir des contrats d’une valeur de près de onze milliards de dollars. La justice italienne a révélé qu’il y a eu une commission  prouvée, de près de 200 millions de dollars, versée par le biais de Farid Bedjaoui, neveu de l’ancien ministre des affaires étrangères Mohamed Bedjaoui et proche de Chakib Khelil. Un économiste algérien estime que les contrats conclus avec Saïpem « portent probablement des surcoûts d’au moins dix pour cent », soit près d’un milliard de dollars au bas mot, « probablement deux ou trois milliards ». Cela n’a pas empêché Saïpem d’engager plusieurs procédures d’arbitrage pour réclamer encore plus d’argent.

Selon des informations rendues publiques cette semaine, Saïpem a engagé une procédure sur un contrat concernant le champ gazier de Menzel Ledjmet, près de Hassi-Messaoud. D’obscures histoires d’avenants et de modification du contenu du contrat ont poussé Saïpem à réclamer 580 millions de dollars supplémentaires. Sonatrach avait été informée du recours de Saïpem en janvier 2014, mais elle a gardé le secret. On ne révèle pas un scandale à la veille d’une élection présidentielle contestée.

Non gérée ou mal gérée ?

Saïpem a également engagé une procédure d’arbitrage international concernant le contrat dit LPG. Elle demande des dédommagements s’élevant à 171 millions de dollars. Ce qui montre que la compagnie italienne ne se sent ni coupable ni en position de faiblesse, malgré les scandales entourant sa présence en Algérie. Elle attaque encore, du moment qu’en face, c’est le vide.

Il faut dire qu’à la tête de Sonatrach, personne ne peut faire face. Mohamed Meziane piquait dans la caisse avec femme et enfants, selon les accusations portées contre lui lors du procès Sonatrach. Il a reconnu que le vrai pouvoir était entre les mains de Réda Hemch,  un proche de Chakib Khelil qui officiait comme directeur de cabinet à Sonatrach. Abdelhamid Zerguine, qui lui a succédé, a toujours  été fragilisé, au point d’apparaitre comme un simple faire-valoir pendant les trois années durant lesquelles il a dirigé la compagnie. Son successeur, Saïd Sahraoui, était dans une posture encore plus grave. Il est resté intérimaire jusqu’à son départ, pendant un peu moins d’une année. Il ne pouvait donc décider de rien, dans une période marquée par la chute des prix du pétrole, la contestation sur le gaz de schiste et les innombrables contentieux qui s’accumulaient.

Que pouvait, dans le contexte algérien, Saïd Sahraoui face au contrat Technip ? Rien. Il avait la possibilité de démissionner, ou mieux encore, de ne pas accepter le poste dès le départ, la seule attitude digne, car il n’avait pas la marge pour décider, au cas où il le voudrait. Dans tous ces contrats, il y a suspicion. Remettre en cause un contrat, c’est risquer de piétiner la platebande d’un ponte du régime qui a peut-être touché une commission.

Le précédent Anadarko

Ce n’est qu’avec le nouveau PDG que la compagnie a pu, enfin, résilier le contrat avec le français Technip, portant sur la rénovation et l’agrandissement de la raffinerie de Baraki, près d’Alger. Le contrat d’un milliard de dollars, accordé à l’entreprise française, a connu plusieurs années de retard. Pendant ce temps, l’Algérie est condamnée à continuer d’importer du carburant. Et l’aventure n’est pas finie. Un spécialiste consulté par le Quotidien d’Oran estime que Technip peut être tentée par un arbitrage.

A moins que le nouveau patron de Sonatrach n’ait apporté du nouveau avec lui, la compagnie n’est pas outillée pour défendre au mieux ses intérêts. Pourtant, tout laisse penser qu’elle est dans son droit dans le conflit avec Technip, car le partenaire français a probablement sous-estimé la consistance des travaux pour décrocher le contrat, avant de se retrouver face à des difficultés insurmontables.

Etre dans son bon droit ne suffit cependant pas à gagner le procès, car les intérêts de Sonatrach sont trop mal défendus. La compagnie n’est pas organisée pour faire face à ce genre de situation. Comme toutes les institutions du pays, les centres de pouvoir ne sont pas identifiés, et personne n’est comptable de ce qu’il fait. De plus, le précédent Anadarko est là pour prouver la duplicité de la partie algérienne dans ces affaires. Un conflit avec la compagnie Anadarko, du temps de Chakib Khelil, a provoqué un incroyable gâchis, lorsque Sonatrach a été condamnée à payer 5.9 milliards de dollars. Une telle erreur de gestion aurait abouti à un immense scandale dans n’importe quel pays du monde. Ceci au cas où il serait effectivement question d’une erreur de gestion. Car la suite a montré qu’avec Chakib Khelil, rien n’est impossible. Le doute est aujourd’hui légitime : rien ne prouve que l’issue du conflit avec Anadarko n’a pas été délibérément orientée vers cette solution. Ce qui montre que sous la mauvaise gestion, pointent souvent, pour ne pas dire systématiquement, des affaires de la corruption.

Publicités
Poster un commentaire

1 commentaire

  1. fakou

     /  30 juin 2015

    C’est un bon sujet. C’est le revers de la médaille quand on affaiblit Sonatrach. Cela va être la curée. Vous avez oublié de citer les montants énormes payés par Sonatrach au fisc anglais et à Statoil US.
    Mais pour comprendre ce qui va se passer, il faut à mon avis partir d’une analyse globale.
    Relisez le conte suivant.. C’est instructif

    Le conte imaginaire de Ali Baba et les quarante voleurs
    On y trouve toutes les clefs de l’écriture orientale, un mélange anachronique de merveilleux et de cruauté et surtout la culture des symboles. Ali Baba est l’un des héros de ces contes, une sorte de Robin des bois des arabes qui affranchit ses esclaves mais garde pour lui et sa famille les trésors qu’il vole aux bandits. Cela semble immoral, mais il ne faut pas oublier que les Mille et une Nuits est un récit à tiroirs dans lequel Schéhérazade cherche à gagner du temps pour sauver sa peau. J’ai pris la liberté de transposer ce conte intemporel à notre époque en l’adaptant à la situation chimérique dans laquelle nous pataugeons depuis trois décennies. En le faisant, je cherche, moi aussi, à gagner du temps pour sauver notre peau.

    Ainsi commence l’histoire: il était une fois, dans les années 1980, un Cartel politico-militaire qui émergea progressivement du lot des décideurs algériens à la faveur de la privatisation du secteur public. Ce Cartel, devenu riche et puissant grâce aux profits illicites des circuits d’importation et aux rétro-commissions sur les contrats publics, lorgnait du côté des milliardaires oligarques russes. Leurs membres géraient anonymement tout le pays d’une main de fer et quiconque osait enquêter sur les grottes secrètes qui recelaient leurs trésors signait son arrêt de mort.

    Ces bandits comprirent que pour blanchir leurs gains mal-acquis et devenir rapidement milliardaires en dollars, il fallait sans tarder s’atteler au chantier de la privatisation des gisements pétroliers algériens. Ils ont bien sûr été fortement encouragés par des parrains étrangers qui se voyaient déjà associés dans le capital des Lukoil.dz.

    En 1999, le Cartel fit appel à Ali Baba, un voleur à col blanc exilé au Qatar, connu pour ses largesses d’esprit et ses convictions libérales. Il fut désigné Calife et on lui confia la formule magique, le Sésame du pouvoir, avec carte blanche pour privatiser tous les secteurs économiques à l’exception d’Air Couscous. Paradoxalement, malgré leur immense fortune, les quarante voleurs du Cartel tiennent à continuer à bénéficier de la gratuité dans leurs déplacements car en ces temps modernes, ils ont troqué le tapis volant contre l’avion pour visiter leurs grottes secrètes éparpillées dans le monde.

    Le Calife nomma au poste de Vizir du pétrole son ami Chakib, un expert de la Banque mondiale, qui ramena du Texas lointain une formule magique pour extorquer les richesses du sous-sol algérien. Cette formule qui envoûta le majless, l’opposition officielle et même le frère Sidi Said, fut considérée comme une arme de destruction massive par les membres de l’OPEP qui dépêchèrent à Alger, Chavez, le célèbre exorciste indien. On connaît la suite.

    Très remontés par cet échec cuisant, les quarante voleurs ordonnèrent au Calife de piller sans aucun scrupule le pays et de remplir les coffres de leurs grottes car ils tenaient plus que jamais à devenir aussi riches que les oligarques russes. Les partenaires étrangers, furieux eux aussi d’avoir perdu la manne pétrolière, garantirent leur assistance pour moderniser les opérations de pillage et dépêchèrent à cet effet des centaines de succursales spécialisées dans la surfacturation, le blanchiment et les transferts de capitaux.

    Cette mission représentait un immense défi pour le très rusé Ali Baba. Comment réaliser le hold-up du siècle sans se faire prendre plus tard? Il a eu le temps, durant son exil, de tirer les leçons de sa condamnation de 1983 et ne tenait pas à affronter, une fois de plus, le Vizir de la Cour des comptes.

    Il savait qu’il lui fallait des hommes de confiance et des professionnels capables de jouer dans la cour des grands. Il s’est entouré de serviteurs dévoués, des hommes de sa tribu pour la plupart, une équipe renforcée par des experts internationaux motivés par l’appât du gain. C’est ainsi que durant son règne, Ali Baba mit en place une économie de bazar et transforma le pays en un véritable souk alimenté par des millions de conteneurs. Il privatisa les ports et construisit des autoroutes pour faciliter la distribution de produits importés qui ont transité par un pays arabe pour être exemptés de taxes.

    Pour faciliter la gabegie, le Calife promulgue la dissolution de toutes les structures de réflexion et de prospective dans les domaines politiques, économiques et militaires et l’interdiction de tout rassemblement de la population. Tous les responsables civils et militaires sont nommés en fonction d’un seul critère: leur allégeance totale au Calife qui envisagea même de déplacer la capitale du pays à Tlemcen. Sa machine diabolique va détruire progressivement l’économie du pays et détourner des milliards de dollars qui vont alimenter des comptes off-shore, notamment dans la lointaine contrée Suisse.

    En 2007, le Calife éprouve le besoin d’organiser un procès-spectacle avec des cadis conciliants pour essayer d’enterrer de gros scandales tels que celui des autoroutes, Khalifa, BRC etc… C’est durant ce simulacre de procès qu’Ali Baba négocia les plus importantes affaires de corruption, à la grande satisfaction des quarante voleurs qui, en retour, ont modifié les règles du jeu pour le garder à leur service. Les affaires continuaient de plus belle avec les frères égyptiens Sawiris, l’espagnol Villar Mir, le cheikh omanais Bahwan, les émirs et les princes arabes et bien d’autres.

    La politique d’import-import, qui va annihiler tout effort d’investissement et de création d’emplois, est une chimère du Calife qui allait coûter très cher aux citoyens algériens mais la société civile ne réagissait toujours pas et le « majless » dominé par les « beggarines » applaudissait des deux mains. Le peuple entier baignait dans la torpeur bienfaisante des augmentations de salaires, des achats de voitures roulant avec un carburant subventionné à 90%, et des promesses de logements. C’était la baraka d’Ali Baba autorisée par des prix du pétrole brut qui augmentaient sans arrêt.

    Ali Baba, le grand argentier, jonglait avec des centaines de milliards de dollars qu’il affectait selon son bon plaisir, sans oublier bien sûr ses bienfaiteurs qui avaient les yeux rivés à la fois sur leurs grottes et sur les oligarques russes avec leurs yachts géants, leurs équipes de football, leurs jets privés et leurs résidences de luxe. En évoquant le football, il ne faut pas oublier de mentionner qu’Ali Baba a introduit en Algérie l’importation des footballeurs avec des salaires mensuels de 500 millions de centimes transférables en devises. Qui est-ce qui paie ? Les serviteurs bien servis du Calife.

    Le Calife, pour arriver à ses fins, brasse très large et n’hésite pas à s’allier à des personnages peu recommandables. Il cultive l’art de faire avaler des couleuvres au peuple avec les medias qu’il contrôle, ce peuple qui le suit comme les moutons de Panurge malgré les avertissements de quelques patriotes qui n’arrêtent pas de tirer la sonnette d’alarme.

    Un internaute a publié cette lettre ouverte à Ali Baba datée du 19 novembre 2008 que je reprends intégralement où il est question de pillages et de trésors :

    Monsieur …,

    Sauf le respect du peuple algérien qui me pousse à considérer votre fonction, vous êtes avant tout censé être le premier serviteur du peuple agérien, et le protecteur de ses richesses et de ses trésors, seulement votre gouvernance actuelle est entachée de corruption qui est devenue une religion, de pillages et de détournements qui sont devenus des symboles pour ceux qui sont arrivés au sommet de la hiérarchie, et de braderies économiques et d’anarchie qui font obstacles à toute réflexion de développement .

    Dites-le moi Monsieur le Président, comment aviez-vous fait pour choisir un Chakib Khelil qui collectionne les tares économiques :

    -Usine d’ammoniac financé à 70% par les banques publiques mais le pouvoir de gestion est cédé à Orascom avec une filiale de commercialisation en offshore pour ne pas payer d’impôts au Trésor public algérien. Et pourtant vous avez fustigé Orascom dans l’affaire de revente des cimenteries.
    -La société BRC a été liquidée et clôturée avec ses secrets sans la moindre explication à l’opinion publique, et pourtant elle a été bien crée au départ avec de l’argent public. Pensez-vous que vous êtes plus mature que le peuple qui a cru vous faire confiance ?
    En peu de temps la société Italienne a engrangé à elle seule 6.5 milliards de dollars de marchés publics, quelle performance ? à qui profitent ces marchés ? Surtout que les anciens de BRC sont chez Saipem, quelle coïncidence, vous ne trouvez pas ?
    Quant à la gestion de Sonatrach….chuut !

    La première alerte sérieuse, qui ébranla sérieusement la caravane d’Ali Baba retentit en 2013, lorsque le cadi de Milan lança un mandat d’arrêt international contre Farid Bedjaoui et chercha à entendre Chakib Khelil. Ainsi, c’est une justice étrangère qui confirme, en 2013, les accusations portées en 2008 par un internaute algérien contre Ali Baba.

    Tous les royaumes se mobilisèrent pour étouffer l’affaire lorsque ces deux larrons menacèrent simultanément de dénoncer tout le califat d’Alger en cas d’arrestation. Les cadis italiens, suisses, français, américains et algériens décidèrent alors qu’il était urgent de prendre tout le temps nécessaire pour étudier en profondeur ce dossier sensible.

    Même la Grande Bretagne exprima toute sa compassion et accepta, fin 2013, de mettre à l’abri, à Alger, l’enfant égaré Khalifa avec ses milliers de secrets. N’ayez aucune crainte, le procès de Khalifa reporté à plusieurs reprises, sera encore remis à une date ultérieure et personne ne sera inquiété.

    Le Calife Ali Baba n’est pas un ingrat. Il dépêcha son Grand Vizir dans tous ces pays amis et se montra très généreux, à la hauteur de sa réputation. Il s’est même permis le luxe de prêter cinq milliards de dollars à l’émirat FMI et de sauver des emplois en Italie et en France.

    Hélas, un malheur n’arrive jamais seul. En août 2014, les cours des prix du pétrole plongent rapidement vers les niveaux qu’Ali Baba a trouvés lors de son premier mandat, la fameuse période d’observation avant le passage à l’acte. Ali Baba minimise l’événement et rassure le peuple algérien en déclarant: « L’Algérie traversera sans difficultés majeures les graves perturbations du marché international des hydrocarbures ».

    Il est clair que le Calife et les quarante voleurs ne modifieront pas leur politique de dilapidation des richesses tant qu’ils ne quitteront pas le pays pour rejoindre leurs grottes. Il n’y a aucun doute que l’environnement d’un prix du pétrole brut bas n’est plus propice à la poursuite de la convalescence du Calife en Algérie. Ayant rempli sa part du contrat vis-à-vis de ses parrains devenus milliardaires comme lui, il demandera à ses toubibs militaires français de lui prescrire un repos bien mérité en Suisse.

    Épilogue

    Un Cartel de traîtres a fait assassiner Boudiaf, le père de la révolution algérienne. Il a détruit les institutions et l’économie du pays dans le but de nous plonger dans les affres du salafisme. Ces décideurs inamovibles depuis des décennies ont planifié la destruction de l’école et de l’université algériennes pour freiner le transfert des connaissances et surtout pour empêcher l’épanouissement de notre jeunesse. Les intellectuels sont remplacés un peu partout par des « beggarines » qui s’invitent au Parlement, dans les organes des partis politiques proches du pouvoir et dans les médias. Ces nouveaux représentants du peuple ont émergé dans la société depuis qu’on a programmé la destruction de l’outil national de production.

    La neutralisation du système fiscal et la gestion moyenâgeuse des institutions financières font partie d’un plan visant à propager l’économie informelle d’importation et à nous préparer à l’économie de bazar sous la loi unique de la charia.

    Le Cartel va maintenant recruter une autre équipe qui sera dirigée par un nouveau musicien, un spécialiste du discours démagogique de l’austérité, qui va jouer aux moutons de Panurge un air de flûte approprié à la disette annoncée. L’endettement va nous soumettre au diktat des puissances du FMI qui nous inviteront à accueillir en rangs serrés les officiers du grand califat américano-israélo-wahhabite qu’ils sont train de créer à nos portes.

    Dans trois ans au plus tard, l’Algérie connaîtra son printemps hivernal qui se terminera probablement par une partition du pays et des milliers de morts, mais on a pris l’habitude de mourir.

    Que peut-on faire

    Nous sommes les citoyens d’un pays dont le nom figure depuis longtemps sur une liste de pays à détruire, établie par les puissances de l’axe américano-israélo-wahhabite.

    Le préalable de toute sauvegarde de l’Algérie passe par la neutralisation du Cartel de traîtres pour s’approprier une véritable démocratie qui mettra fin au plan diabolique de « salafisation » et de destruction de l’unité du pays. Nous avons failli parce que nous n’avons pas assuré une politique de sécurité alimentaire et une économie durable et ce, malgré presque mille milliards de dollars à notre disposition. N’ayant pas d’objectifs économiques sérieux, et donc pas de besoins prioritaires en ressources qualifiées, nous avons assisté à la décomposition programmée de l’école, de l’université et des centres d’apprentissage sans réagir.

    Dans les années 1980, l’Algérie affectait, en toute transparence, quatre décennies de réserves aux générations montantes à travers un Conseil de l’énergie qui ne s’est jamais réuni sous Bouteflika. Qu’avons-nous laissé à nos enfants ? des gisements de gaz de schiste, la malédiction de Bouteflika !

    Le ministre de l’Energie a déclaré aux habitants d’In Salah « on n’a pas de gaz ». Il a ajouté: « Il faut garantir l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants ». Nous ne sommes pas dupes et nous savons depuis longtemps que nos réserves conventionnelles d’hydrocarbures s’épuisent et que le gaz de schiste n’est pas la bonne réponse car, en dehors des contraintes techniques et des problèmes environnementaux, aucune société pétrolière n’acceptera d’assumer le risque économique lié à l’évolution aléatoire des prix du pétrole. On l’a déjà vu à travers les résultats du dernier appel d’offres alors que les prix du brut étaient à plus de plus de 100 $/b. Le PDG par intérim de Sonatrach l’a confirmé : « L’Algérie ne fera pas de rente avec le gaz de schiste », donc le seul l’intérêt pour les 40 voleurs, c’est le bakchich sur les contrats de réalisation (réf. KBR et Saipem).

    Nous devons nous réapproprier notre destin et nous assurer que nous vivrons dorénavant en parfaite démocratie. Mais le peuple exigera que justice lui soit rendue et que les milliards mal-acquis soient restitués avant d’accepter de se serrer la ceinture et de tourner la page.

    Sid Kaci

    PS/Quiz

    -Quel est l’ennemi N°1 du Cartel? : L’informatisation des institutions financières
    -Quel est l’instrument le plus rentable en Algérie? : C’est la bascule qui pèse quotidiennement dans des halls sécurisés les centaines de milliards échangés lors des transactions de containers.
    -Quel est le souhait de l’importateur algérien ? Un nouveau billet de 10.000 DA.

    Références:

    – Le Complot de Sid Kaci 06 avril 2014

    – La programmation de la lente agonie de la nation Algérie

    – Complot contre l’Algérie: la baisse des prix du pétrole va faire tomber les masques

    Réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s