Le baril de pétrole se maintient au-dessus de 50 dollars

Abed Charef

 

Le baril de pétrole light sweet crude (WTI) boucle, mercredi, sa deuxième semaine au-dessus de 50 dollars, alors que le brent a déjà passé le cap des deux mois au-dessus de ce seuil symbolique. En milieu d’après-midi, le WTI remontait légèrement, à 50.568 dollars le baril, alors que le brent gagnait dix cents, s’affichant à 56.10 dollars.

Après plusieurs mois d’hésitation, le WTI était repassé au-dessus de 50 dollars à partir du 20 septembre. Depuis, il se maintient au-dessus de la ligne de flottaison de 50 dollars, malgré une petite inquiétude enregistrée mardi, à la veille de la publication de l’état des stocks américains.

Le WTI était repassé au-dessus de 50 dollars après cinq mois d’hésitation, marqué par un cours stabilisé autour de 45 dollars. Depuis avril2017, il évoluait dans une fourchette de quelques dollars, au gré d’informations conjoncturelles concernant les stocks américains, la tension au Proche-Orient ou en Afrique, et des incidents comme ceux consécutifs aux Ouragans qui ont touché le sud des Etats-Unis.

Le Brent est quant à lui au-dessus de 50 dollars depuis le 25 juillet. Il avait alors mis fin à un épisode baissier d’un mois et demi, lorsqu’il avait brièvement plongé sous les 45 dollars, avant d’entamer un redressement lent mais régulier.

Mais il s’agissait là d’ajustements mineurs, sans impact significatif. Le marché semblait avoir retrouvé des fondamentaux, avec un rééquilibrage en vue.

Les producteurs se remettent en course

Le niveau actuel des prix reste légèrement inférieur à l’objectif que s’étaient fixés des ministres OPEP et non OPEP qui s’étaient réunis à Alger il y a un an. Face à la chute des prix, les producteurs, Arabie Saoudite et Russie en tête, avaient accepté de réduire leur production pour pousser à un redressement des prix.

Moins d’un an après, les résultats sont là. Les cours ont effectivement repris des couleurs, mais le mouvement est demeuré assez lent, les spécialistes estimant qu’il fallait plus d’une année pour éponger les excédents et rééquilibrer le marché.

Mais les inquiétudes persistent. Car si les producteurs ont montré qu’ils sont encore capables de reprendre la main, les récents évènements ont montré que le véritable régulateur leur échappe désormais. Ce rôle est désormais assumé par trois acteurs externes : le pétrole de schiste américain, la croissance mondiale, notamment en Chine, et l’impact des mesures prises un peu partout dans le monde pour économiser l’énergie et organiser la transition énergétique.

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