A propos de feu Lalmas

Ahcène Lalams nous a quittés.

C’était un grand footballeur, qui a marqué son époque. Beaucoup de choses été dites et écrites sur lui.

Son talent de footballeur, immense, n’est pas en cause, mais en faire le meilleur footballeur algérien de tous les temps me semble exagéré. Il avait peut-être le potentiel, mais il a évolué dans un contexte limité: contrairement à ce qui se dit, le niveau du football algérien n’était pas très élevé à cette époque. On s’en est rendu compte quand Mekhloufi a pris en main l’équipe nationale: il a mis à l’écart les joueurs de premier plan de l’époque (Lalmas, Hadefi, Kalem, etc.) et ramené des petits jeunes qui ont obtenu de meilleurs résultats. Rogov a poursuivi sur le même chemin, pour élever encore le niveau, avec la génération de 1982-1986.

Lalmas n’a pas eu de résultats significatifs au niveau international. Il n’a pas été ballon d’or africain, n’a pas emmené l’équipe nationale en coupe du monde, n’a pas remporté de titre africain.

Belloumi, mais surtout Mekhloufi et Madjer, qui ont joué dans le très haut niveau, lui étaient supérieurs.

Un technicien, qui était fan de Lalmas, a étudié son jeu. Il m’a dit que sur le plan technique, Lalmas était plutôt moyen, mais c’était un homme de décision incomparable. Il était costaud sur le plan physique, mais à son époque, un joueur de haut niveau courait moins de cinq kilomètres pendant un match, quand il en fait le double aujourd’hui.

PS. A cette époque, j’étais fan du Mouloudia, mais ça n’a rien à voir.

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